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rapport annuel 2021

52 histoires
de transition

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L'ADEME

L’interview de Fabrice Boissier, Directeur général délégué de l’ADEME

PAR FLORENCE ALBERT

Comment résumer la transformation de l'ADEME ?

Fabrice Boissier : Lancée en 2019, elle se compose de 4 grands volets : l'évolution de notre mission, la transformation de nos outils, la réorganisation de nos métiers et l'amélioration de nos processus. Tous ces chantiers sont les pièces d'un même puzzle ! Chacun est porteur de valeur ajoutée, mais c'est ensemble qu'ils expriment tout leur potentiel. Après 3 ans, on est en train d'arriver au port qu'on s'était fixé au départ. Ce sont près de 90 % des objectifs réalisés !

Quel chantier a eu le plus fort impact selon vous auprès des partenaires, porteurs de projets ou bénéficiaires de l’ADEME ?

F.B. : Je citerais « agir pour la transition », notre plateforme numérique de services, ouverte en juin 2020, après la première crise de la Covid-19. Cet outil a changé la visibilité de l'ADEME, la façon dont elle est perçue et notre capacité d'impact auprès des collectivités, des entreprises ou encore du grand public… Un exemple : en 2021, le Plan de relance a généré un doublement des dossiers déposés à l'ADEME. Sans « Agir », nous n'aurions pas été capables de gérer cet afflux. Avec la plateforme « Agir », c’est non seulement la phase de dépôt de dossier qui est transformée, mais aussi la communication entre l'ADEME et le bénéficiaire tout au long de la vie du projet.

La crise sanitaire a-t-elle été un frein ou un accélérateur de cette transformation ?

F.B. : La Covid-19 a représenté un double défi pour l'Agence : en même temps que la crise sanitaire bouleversait nos manières de travailler, elle a aussi généré un accroissement et un élargissement des missions confiées à l'ADEME, en tant qu'opérateur du Plan de relance. Avoir lancé notre transformation en amont nous a donné une petite longueur d'avance : dans la capacité à déployer rapidement de nouveaux dispositifs, dans la dématérialisation et l’optimisation des processus ou encore l'évolution des systèmes informatiques, etc.

Et surtout, il est évident qu'avec la crise, l'impact de notre transformation s'est révélé encore plus fortement. Parce que nos publics ont évolué avec la crise : sur le digital, sur l'urgence écologique… Ils ont eux aussi fait évoluer leurs pratiques, ont mûri leurs idées de sorte que notre transformation rencontre aujourd'hui plus que jamais l'intérêt de nos publics !

Quel sera le prochain défi selon vous ?

F.B. : On fait face à une histoire qui s'accélère. Notre champ de travail, c'est l'urgence écologique, et plus le temps avance, plus l'urgence est là. Alors les défis sont multiples : accompagner le déploiement et la réussite de France 2030, dont l'ADEME est un opérateur clé, continuer d'animer le débat démocratique et notre expertise dans la suite de notre projet « Transition(s) 2050 », afin d'éclairer l'avenir, tout cela dans un nouveau contexte institutionnel et territorial.

Un dernier mot avant de conclure ?

F.B. : Diriger l'ADEME, c’est bien sûr une affaire de gestion : gestion de budgets, de subventions, d'équipes… au service de la transition écologique. Cette transformation a été une aventure et c'est un plaisir de voir que nous pouvons aujourd'hui relever des défis que nous n'aurions pas pu relever il y a quelques années. Je voudrais conclure en disant ma gratitude envers l'ensemble des Adémiennes et Adémiens qui se sont mobilisés intensément durant cette période.